Stephen Kenny

Professeur d'histoire, Université de Regina

Stephen Kenny

Stephen Kenny
Professeur d'histoire, Université de Regina

Professeur d'histoire au département d'histoire du Collège Campion de l'Université de Regina, Stephen Kenny donne des cours sur l'Amérique du Nord britannique, les relations canado-américaines, le Québec contemporain et la relation historique entre les francophones et les anglophones du Canada. Il a écrit de nombreux articles savants, en anglais et en français, qui ont été publiés au Canada dans des revues d'histoire prestigieuses, telles Canadian Historical Review et La Revue d'histoire de l'Amérique française. Ses articles sont également publiés aux États-Unis, dans la revue American Review of Canadian Studies, ainsi qu'en France et au Japon.

Pour son travail et ses recherches, il a vécu pendant de longues années aux États-Unis, en France, au Japon, en Espagne et au Canada (plus précisément, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan).

L'Université Kwansei Gakuin, à Nishinomiya (Japon), a invité Stephen à titre de professeur en 1987 et 1988. Il a dirigé le programme d'études à l'étranger de l'Université du Vermont (VOSP) à l'Université de Nice en 1980 et 1981. Au début de sa carrière, soit en 1971 et 1972, il a enseigné l'anglais pendant un an à l'école polyvalente Louis-Philippe Paré, à Châteauguay (Québec). C'est là qu'il a eu son baptême du feu en français québécois.

En tant qu'historien culturel, ses dernières recherches portent sur le phénomène historiquement vérifiable de l'anticatholicisme en Amérique du Nord. Il a donné des conférences à ce sujet au Canada, en France, en Irlande et aux États-Unis. L'antagonisme et l'hostilité à l'égard du catholicisme romain n'ont jamais été aussi profonds et violents en Amérique du Nord que dans la période antebellum, comme l'appellent les Américains, c'est-à-dire la période avant la guerre de Sécession. Il a été frappé par le contexte foncièrement différent dans lequel ont vécu les catholiques canadiens. Alors qu'aux États-Unis, les églises étaient incendiées, les catholiques étaient condamnés et d'innombrables livres et tracts étaient publiés pour dénoncer la place même des catholiques dans la république, au Canada, la réalité était tout autre. À la même époque, celle de la naissance de la Confédération, les Canadiens ont conclu une entente qui composait avec les différences, aussi évidentes et profondes, entre les deux peuples fondateurs sur le plan de la langue, de la culture et de la religion. Pour cette raison, il est ravi de participer à cette réflexion sur le 150e anniversaire de la Confédération, car sa création, remarquable en soi, ouvre aussi une perspective unique et admirable sur les valeurs canadiennes.

Stephen est né à Chatham, en Ontario, où il grandi. Il est marié à Françoise Pâquet, et a un fils, Nicolas, et une fille, Annelies. Sa langue maternelle est l'anglais. Sa connaissance du français oral et écrit est assez bonne. Il peut survivre en espagnol.